De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae
Pie VII — Post tam diuturnas, 29 avril 1814
« Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur
et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’Église, Épouse sainte et immaculée du Christ, hors de laquelle il n’y a pas de salut.
En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs.

C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes :
« Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai », absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement. »
Démonstration juridique de la contradiction doctrinale
De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae

Vous dites que je n’aurais pas démontré la discontinuité doctrinale de Dignitatis humanae. Or c’est précisément ce que j’ai fait dans l’étude : « De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae ».
Vous pouvez contester cette démonstration, mais vous ne pouvez pas répondre à son absence puisqu’elle existe.
L’argument n’est pas : « DH me déplaît, donc il y a rupture. » Il est beaucoup plus précis.
Le magistère antérieur distingue explicitement :
- la vérité et l’erreur religieuses ;
- le droit de la vraie religion et l’absence d’un droit naturel identique de l’erreur ;
- la tolérance civile d’un faux culte et la reconnaissance juridique d’un droit à sa liberté ;
- la tolérance prudentielle et la faveur ou l’appui accordés aux sectes hétérodoxes.
Cette distinction apparaît notamment chez Pie VII, Grégoire XVI, Pie IX et Léon XIII. L’article montre ensuite comment Dignitatis humanae ne parle pas simplement de tolérance : elle affirme que « la personne humaine a droit à la liberté religieuse » et que ce droit doit être reconnu dans le droit civil.
C’est précisément cette différence entre tolérer et reconnaître un droit qui constitue le nœud de l’argument.
Vous pouvez évidemment proposer une lecture différente de DH et soutenir qu’il existe une continuité. Mais il faut alors répondre au syllogisme, et non simplement invoquer l’acceptation universelle du Concile.
Car « DH a été universellement accepté » ne démontre pas en lui-même que DH est doctrinalement continu avec le magistère antérieur. Cela présuppose déjà que cette réception possède l’autorité magistérielle permettant de trancher la question. Or c’est précisément ce qui est en discussion.
Votre raisonnement devient donc :
- DH est orthodoxe parce que l’Église universelle l’a accepté ;
- l’acceptation universelle de DH prouve qu’il appartient à l’enseignement de l’Église ;
- donc DH ne peut pas contredire l’enseignement antérieur.
Mais la difficulté porte précisément sur le passage entre 1 et 2 : une réception universelle ou supposée telle ne suffit pas à démontrer matériellement la continuité doctrinale d’une proposition avec une doctrine antérieure si cette continuité est précisément contestée.
Quant à Mgr Tissier de Mallerais, son opinion privée alléguée ne peut pas servir de preuve publique tant que vous ne produisez ni le texte, ni l’enregistrement, ni au minimum un témoignage vérifiable permettant d’établir exactement ce qu’il aurait dit et dans quel sens.
Et le fait qu’un théologien compétent ou supposé tel puisse conclure à la continuité ne démontre pas davantage cette continuité. Il faut démontrer comment elle existe.
Enfin, votre accusation de raisonnement circulaire ne répond pas à mon argument. Je n’ai pas besoin de présupposer que « l’Église universelle a failli » pour constater une contradiction entre deux propositions doctrinales. Je peux commencer par les textes antérieurs, établir leur sens, examiner leur constance et leur autorité, puis les confronter à DH.
C’est exactement ce que fait mon étude.
Donc, si vous estimez que la démonstration est fausse, très bien : réfutez-la.
Mais il faut alors répondre précisément à ceci :
Comment concilier le droit naturel à la liberté religieuse civile universelle affirmé par DH avec l’enseignement antérieur qui distingue précisément la tolérance civile d’un faux culte de la reconnaissance d’un droit à sa liberté religieuse, et qui refuse de placer juridiquement la vérité et l’erreur sur un même pied ?
J'attends votre démonstration positive.

Léon XIV affirme que le Christ a fondé un « mouvement religieux », ce qui est en contradiction directe avec l’enseignement de l’Église et l’Évangile.
Le document récemment publié, intitulé « Le Chemin de l’Espérance », a été signé par les responsables de trois dicastères du Vatican et approuvé par Léon XIV le 22 juin. Il stipule au § 10 :
« Le christianisme primitif s’est développé à partir du mouvement initié par Jésus et ses disciples, se distinguant au fil du temps des différentes formes de judaïsme. »
Il s’agit là de la vision protestante libérale associée à des personnalités telles qu’Albert Schweitzer.
Elle est en contradiction avec des propositions explicitement condamnées par saint Pie X dans *Lamentabili sane*.
Les phrases condamnées sont les suivantes :
§ 59 : Le Christ « a inauguré un mouvement religieux adapté, ou destiné à s’adapter, à des époques et à des lieux différents ».
§ 60 : « La doctrine chrétienne était à l’origine judaïque. Au fil d’évolutions successives, elle …

Le rapprochement avec Lamentabili sane est effectivement difficile à éluder. La question n’est pas de savoir si la rupture historique avec le judaïsme s’est accomplie progressivement, ce qui est évident, mais de savoir si l’Église elle-même est le produit historique d’un « mouvement » progressivement constitué.
Or c’est précisément cette conception historiciste que saint Pie X condamnait dans les propositions 59 et 60. Le Christ n’a pas simplement lancé un mouvement religieux dont le christianisme aurait ensuite résulté par évolutions successives : Il a fondé Son Église, institué ses sacrements, constitué ses Apôtres et établi Pierre comme fondement visible.
Il faut donc distinguer soigneusement le développement historique de l’Église de sa constitution divine. Le premier est progressif ; la seconde procède immédiatement du Christ.
Et c’est justement pourquoi l’expression « mouvement initié par Jésus et ses disciples » pose un problème doctrinal qu’on ne peut évacuer comme une simple question de vocabulaire.

De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae
Pie VII — Post tam diuturnas, 29 avril 1814
« Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur
et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’Église, Épouse sainte et immaculée du Christ, hors de laquelle il n’y a pas de salut.
En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs.

C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes :
« Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai », absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement. »
Démonstration juridique de la contradiction doctrinale
De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae

Vous ne répondez pas à ma démonstration : vous posez comme « présupposé de foi » précisément ce qui est en discussion.
J’ai démontré la discontinuité doctrinale entre l’enseignement préconciliaire sur la liberté religieuse et Dignitatis humanæ, notamment en confrontant Post tam diuturnas à DH et en établissant que la doctrine antérieure relève du Magistère ordinaire et universel. Ce n’est donc pas une simple « tension » à résoudre par une pieuse interprétation.
Votre raisonnement est circulaire : « Vatican II est magistère authentique → il ne peut contredire l’Église → donc toute contradiction doit être réinterprétée ».
Mais c’est précisément l’autorité de Vatican II et de Paul VI que mes articles examinent.
L’indéfectibilité de l’Église est une vérité de foi ; elle ne démontre pas que tout homme occupant extérieurement le Siège romain est nécessairement son titulaire légitime. Mon étude sur Paul VI examine précisément la doctrine, ses actes publics, sa connaissance et sa pertinacité.
Enfin, vos accusations de mauvaise foi, de pharisaïsme ou d’hérésie ne répondent à aucun de ces arguments.
Vous devez réfuter la contradiction doctrinale que j’ai démontrée, et non la déclarer impossible en la présupposant telle.

cristiada.cristeros

De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae
Pie VII — Post tam diuturnas, 29 avril 1814
« Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur
et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’Église, Épouse sainte et immaculée du Christ, hors de laquelle il n’y a pas de salut.
En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs.

C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes :
« Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai », absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement. »
Démonstration juridique de la contradiction doctrinale
De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae

Vous dites beaucoup de choses sur l’attitude des lefebvristes et des sédévacantistes, mais cela ne répond pas à ma question.
Je ne vous ai pas demandé si le catholicisme fonctionne comme le protestantisme, ni si vous estimez que le sédévacantisme procède de l’orgueil.
Je vous ai demandé quels sont vos présupposés de départ dans l’interprétation de Dignitatis humanæ.
Car il y a une question préalable qu’on ne peut éviter : lorsque le texte conciliaire semble entrer en tension avec l’enseignement antérieur sur le devoir de l’État envers la vraie religion, selon quel principe décidez-vous que le texte doit nécessairement être interprété dans la continuité ?
Si votre réponse est : « parce que le magistère catholique est protégé jusqu’à la fin du monde », alors nous sommes précisément au cœur de la question. Vous présupposez déjà que Vatican II appartient au magistère authentique protégé par cette assistance, et vous utilisez ensuite cette présupposition pour déterminer l’interprétation de Vatican II.
Ce n’est pas encore une démonstration de la continuité de DH avec l’enseignement antérieur : c’est une règle herméneutique que vous posez au départ.
Quant à Jésus et à la « condition » nécessaire aux miracles, je vous invite à préciser exactement le passage et le principe que vous en tirez. La vérité ne se démontre pas en qualifiant son contradicteur d’orgueilleux ou de fils de Lucifer, mais en répondant à ses objections.
Enfin, dire que « lefebvristes et sédévacantistes, bonnet blanc et blanc bonnet » ne constitue pas davantage un argument. Si ma position est fausse, il suffit de montrer précisément où elle contredit la foi catholique, le droit canonique ou le magistère antérieur.
C’est précisément ce débat de fond que je vous propose.

cristiada.cristeros

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Pie VII — Post tam diuturnas, 29 avril 1814
« Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur
et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’Église, Épouse sainte et immaculée du Christ, hors de laquelle il n’y a pas de salut.
En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs.

C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes :
« Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai », absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement. »
Démonstration juridique de la contradiction doctrinale
De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae

Dire qu’il faut présupposer que DH est orthodoxe pour pouvoir la lire correctement revient à établir sa conformité par sa conformité : c’est une pétition de principe.
La lumière de la foi ne dispense pas de confronter un texte non déclaré infaillible au magistère antérieur. C’est justement la Tradition antérieure qui permet de déterminer si une interprétation de DH est réellement homogène avec l’enseignement précédent.
Pour ma part, j'affirme que DH est hérétique.
Quant au fait que plusieurs théologiens aient défendu la continuité, cela prouve seulement qu’une interprétation conciliatrice existe, non qu’elle soit démontrée. Il faut donc revenir aux textes eux-mêmes, plutôt qu’aux intentions ou aux motivations supposées de ceux qui les contestent.

cristiada.cristeros

De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae
Pie VII — Post tam diuturnas, 29 avril 1814
« Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur
et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’Église, Épouse sainte et immaculée du Christ, hors de laquelle il n’y a pas de salut.
En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs.

C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes :
« Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai », absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement. »
Démonstration juridique de la contradiction doctrinale
De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae

DH affirme que le droit à la liberté religieuse est fondé dans la nature même de la personne, qu’il « persiste » même chez celui qui ne cherche pas la vérité, puis qu’il doit être reconnu juridiquement comme droit civil (DH 2).
Donc le fait qu’il soit appelé « droit civil » ne change pas son fondement : DH prétend bien à un droit naturel à l’immunité de coercition en matière religieuse, indépendamment de l’adhésion à la vérité.
C’est précisément cette proposition qu’il faut concilier avec le magistère antérieur. Dire simplement « c’est civil » ne répond pas au problème.

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Pie VII — Post tam diuturnas, 29 avril 1814
« Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur
et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’Église, Épouse sainte et immaculée du Christ, hors de laquelle il n’y a pas de salut.
En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs.

C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes :
« Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai », absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement. »
Démonstration juridique de la contradiction doctrinale
De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae

Justement, votre première phrase ne résout pas le problème : elle le confirme.
DH ne dit pas simplement : « l’État peut tolérer civilement les fausses religions » ou « personne ne doit être contraint intérieurement à croire ». Elle affirme que « la personne humaine a droit à la liberté religieuse », que ce droit est fondé dans la dignité même de la personne humaine, qu’il persiste même chez ceux qui n’accomplissent pas leur devoir de chercher la vérité, et qu’il doit être reconnu dans l’ordre juridique comme un droit civil (DH 2). Elle étend en outre cette immunité à l'exercice public et communautaire de la religion (DH 2-4).
Donc dire « DH est un droit civil » ne réfute absolument pas l'objection : il faut encore expliquer sur quoi ce droit civil est fondé.
Or DH répond : sur la nature même de la personne humaine. C'est précisément cette prétention à un droit naturel à l'immunité religieuse qui doit être confrontée au magistère antérieur.
Léon XIII, dans Libertas, fait justement la distinction : il refuse que la liberté des cultes soit reconnue sans discernement comme un droit que la nature aurait conféré à l'homme, tout en admettant que certaines libertés puissent être tolérées pour de justes causes.
La distinction catholique est donc : ne pas contraindre quelqu'un à croire ≠ reconnaître à tout homme un droit naturel à professer et manifester publiquement sa religion, vraie ou fausse.
Et c'est précisément cette seconde proposition que DH affirme.
Quant à l'argument d'autorité, il ne suffit pas de dire : « le Concile l'a enseigné, donc c'est l'Esprit-Saint ». La question préalable est justement de savoir quelle autorité possède le texte et comment son enseignement se concilie avec le magistère antérieur. Sinon, on transforme l'autorité en pétition de principe : DH est conforme à la Tradition parce que le Concile affirme qu'elle est conforme à la Tradition.
Ce n'est donc pas du « libre-examen ». C'est demander que l'on démontre la continuité doctrinale réelle, textes antérieurs à l'appui.

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De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae
Pie VII — Post tam diuturnas, 29 avril 1814
« Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur
et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’Église, Épouse sainte et immaculée du Christ, hors de laquelle il n’y a pas de salut.
En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs.

C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes :
« Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai », absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement. »
Démonstration juridique de la contradiction doctrinale
De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae

Que DH ait pour sujet « la personne humaine » ne démontre pas que toute personne possède un droit religieux indépendant de la vérité. Et que les Juifs aient traditionnellement bénéficié d'une immunité de coercition ne signifie pas qu'ils possédaient un droit à la liberté religieuse au sens de DH.
Vous passez donc de « ne pas contraindre à croire » à « reconnaître un droit civil à la liberté religieuse », sans démontrer ce passage.
Enfin, dire que DH est un « développement homogène » est précisément la thèse à démontrer, non une preuve. Où saint Thomas enseigne-t-il que l'homme possède, en raison de sa seule dignité humaine, un droit à la liberté religieuse même dans l'adhésion à l'erreur ?

cristiada.cristeros
00:07

Robert Boxie: "Every Creed stems from God" (September 10, 2016)

Hérésie.

cristiada.cristeros

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« Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur
et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’Église, Épouse sainte et immaculée du Christ, hors de laquelle il n’y a pas de salut.
En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs.

C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes :
« Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai », absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement. »
Démonstration juridique de la contradiction doctrinale
De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae

Vous voulez parler de Pie XI ?
Je ne nie pas que Mit brennender Sorge §36 affirme : « L’homme croyant a un droit inaliénable de professer sa foi et de la pratiquer dans les formes qui lui correspondent. » Mais votre interprétation de « l’homme croyant » comme signifiant « tout homme, quelle que soit la religion qu’il professe » n’est pas démontrée par le texte.
Bien au contraire, il faut lire le §36 dans son contexte. Quelques paragraphes auparavant, Pie XI définit précisément ce qu’il entend par le véritable « croyant en Dieu » : il rejette les conceptions erronées de Dieu (§§9-16), puis affirme au §18 que la foi en Dieu ne peut être séparée de la foi au Christ. Il ajoute expressément que personne ne peut dire : « Je suis croyant en Dieu, cela me suffit comme religion. »
Donc vous ne pouvez pas transformer simplement « der gläubige Mensch » en « tout homme qui adhère à n’importe quelle religion ».
Et le §37 qui suit immédiatement est encore plus révélateur : Pie XI parle du droit des parents à éduquer leurs enfants « dans l’esprit de la vraie foi ». Le contexte n’est donc manifestement pas celui d’une mise sur un pied d’égalité juridique de toutes les religions.
Surtout, votre argument repose sur une équivoque.
Il y a une différence entre :
1. reconnaître au croyant le droit de professer et pratiquer sa foi sans subir une persécution injuste ;
et :
2. reconnaître à toute personne, indépendamment de la vérité ou de la fausseté de sa religion, un droit naturel à l’immunité de coercition religieuse, y compris dans la manifestation publique de cette religion.
C’est la seconde proposition que Dignitatis humanae formule explicitement : le droit à l’immunité de coercition « demeure en ceux-là mêmes qui ne satisfont pas à l’obligation de chercher la vérité et d’y adhérer ».
Vous devez donc démontrer que Pie XI enseignait déjà cette seconde proposition, et non simplement produire un texte où il reconnaît un droit au croyant.
Sinon, vous avez établi que Pie XI défendait la liberté religieuse des croyants contre une persécution injuste, ce que personne ne conteste, mais vous n’avez pas établi qu’il enseignait déjà le principe juridique universel de DH.
Et votre propre argument le reconnaît implicitement : vous dites que « seuls les catholiques devraient avoir la liberté religieuse » parce que le catholicisme est la vraie religion. Or c’est précisément cette conception qu’il faut confronter à DH :
DH affirme-t-elle un droit qui subsiste même indépendamment de l’adhésion à la vérité ?
Le fait que Pie XI reconnaisse un droit au « croyant » ne répond pas à cette question.
Donc : montrez-nous le texte de Pie XI où il affirme que celui qui adhère à une religion objectivement fausse possède, en tant qu’homme, un droit naturel à l’immunité de coercition pour la professer et la pratiquer publiquement. C’est cela qu’il faudrait établir pour démontrer que Pie XI enseignait déjà la doctrine de DH, et non simplement qu’il défendait les catholiques persécutés.

cristiada.cristeros

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« Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur
et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’Église, Épouse sainte et immaculée du Christ, hors de laquelle il n’y a pas de salut.
En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs.

C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes :
« Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai », absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement. »
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De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae

Justement, le problème est que vous changez le sens de « droit » pour sauver DH.
Dire que la personne humaine a un « droit à la liberté religieuse » signifie juridiquement qu’elle possède une faculté légitime dont autrui, notamment l’État, doit respecter l’exercice. C’est donc bien un droit subjectif, même s’il est principalement de nature négative : l’État n’est pas tenu de fournir des locaux, des subventions ou des moyens matériels, mais il est tenu de ne pas empêcher l’exercice religieux dans les limites définies par DH.
Et personne ne prétend « apprendre leur métier » à 2 500 évêques. L’argument d’autorité ne résout précisément pas la question : un texte conciliaire doit être interprété selon son contenu objectif et en continuité avec l’enseignement antérieur du Magistère, pas simplement validé par le nombre de ses signataires.
D’ailleurs, DH ne dit pas seulement que l’État doit s’abstenir de contraintes arbitraires : elle affirme positivement un droit à l’immunité de coercition en matière religieuse, fondé sur la dignité de la personne humaine, et demande que ce droit soit reconnu dans l’ordre juridique.
La vraie question n’est donc pas : « les évêques savaient-ils ce qu’ils faisaient ? »
La vraie question est : ce droit universel à la liberté religieuse, tel que DH le formule, est-il compatible avec l’enseignement antérieur qui reconnaissait à l’autorité civile le devoir de réprimer, dans certaines circonstances, les manifestations publiques des fausses religions ?
C’est cette contradiction de portée doctrinale qu’il faut résoudre, pas l’esquiver par un pseudo argument d’autorité.

cristiada.cristeros

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« Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur
et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’Église, Épouse sainte et immaculée du Christ, hors de laquelle il n’y a pas de salut.
En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs.

C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes :
« Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai », absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement. »
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De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae

C’est précisément ici que votre argument devient problématique. Vous transformez une circonstance historique "l’hostilité de nombreux pouvoirs modernes envers la religion" en justification d’un nouveau droit universel.
Que l’Église puisse adapter sa prudence pastorale aux circonstances ne fait aucun doute. Mais une chose est de modifier la discipline ou les moyens prudents d’action, autre chose est d’affirmer comme principe que toute personne possède un droit civil à l’immunité de coercition religieuse, fondé sur la dignité humaine et persistant même chez celui qui refuse de chercher la vérité.
Et surtout, l’argument historique ne suffit pas : les papes antérieurs connaissaient parfaitement des régimes hostiles à l’Église, aux catholiques et à la liberté de la foi. Ils n’ont pourtant pas enseigné que l’hostilité des pouvoirs constituait le fondement d’un droit naturel universel à l’immunité religieuse.
Où l’Église avait-elle auparavant enseigné que cette immunité constituait un droit civil universel de la personne humaine, indépendamment de son rapport à la vérité religieuse ?
Si ce droit est nouveau, il faut expliquer comment une simple adaptation prudente aux circonstances peut produire une affirmation doctrinale que le magistère antérieur formulait précisément en des termes qu’il condamnait.
La prudence peut changer l’application d’un principe. Elle ne peut pas transformer le contenu du principe.

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« Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur
et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’Église, Épouse sainte et immaculée du Christ, hors de laquelle il n’y a pas de salut.
En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs.

C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes :
« Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai », absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement. »
Démonstration juridique de la contradiction doctrinale
De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae

Vous reformulez Dignitatis humanae pour lui faire dire autre chose que ce qu’elle affirme.
Personne ne conteste qu’il puisse exister une obligation de ne pas exercer une contrainte injuste contre quelqu’un. Mais Dignitatis humanae ne se contente pas d’énoncer une règle de tolérance ou une interdiction de persécution : elle affirme positivement que « la personne humaine a droit à la liberté religieuse », que ce droit est fondé sur la dignité humaine et qu’il doit être reconnu comme droit civil. Elle précise même que ce droit à l’immunité de coercition « persiste en ceux-là mêmes qui ne satisfont pas à l’obligation de chercher la vérité et d’y adhérer ».
C’est donc bien un droit juridique universel à l’immunité de coercition en matière religieuse, et non simplement le devoir négatif d’autrui de ne pas « persécuter ».
Or c’est précisément cette universalisation qui pose problème au regard de l’enseignement antérieur. Quanta cura condamnait explicitement la proposition selon laquelle la liberté de conscience et des cultes serait un droit propre à chaque homme devant être proclamé et établi par la loi dans toute société bien constituée, et condamnait également l’idée que l’État ne devrait reconnaître aucun devoir de réprimer, dans certaines conditions, les violations de la religion catholique.
Vous ne résolvez donc pas la difficulté en changeant le vocabulaire de « liberté » en « droit-exigence de ne pas persécuter ». Il faut démontrer que le droit civil universel à l’immunité de coercition religieuse, tel que défini par DH §2, est réellement identique à la simple interdiction de la persécution injuste enseignée antérieurement.

cristiada.cristeros

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« Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur
et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’Église, Épouse sainte et immaculée du Christ, hors de laquelle il n’y a pas de salut.
En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs.

C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes :
« Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai », absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement. »
Démonstration juridique de la contradiction doctrinale
De Post tam diuturnas à Dignitatis humanae

Vous affirmez une « confusion grossière » entre liberté positive et négative, mais vous ne montrez à aucun moment où elle se trouve dans l'article.
Dignitatis humanae §2 affirme-t-elle un droit civil à l'immunité de coercition en matière religieuse fondé sur la dignité de la personne, même lorsque l'exercice de cette liberté n'est pas conforme à la vérité religieuse ?
Oui, c'est exactement ce que dit le texte.
Or les papes antérieurs ne se contentent pas de condamner une prétendue « liberté positive ». Ils condamnent également, sous diverses formulations, la thèse selon laquelle l'homme possède un droit à ne pas être empêché par le pouvoir civil dans l'exercice public de sa religion, lorsque cette thèse est entendue comme un droit fondé sur la nature ou la dignité humaine.
La question n'est donc pas de savoir si « liberté négative » et « liberté positive » sont conceptuellement distinctes. Elles le sont. La question est de savoir quel est précisément le fondement, l'objet et l'étendue du droit à l'immunité que Dignitatis humanae affirme, puis de comparer cela aux condamnations antérieures.
Quant à l'accusation de « détruire le magistère », elle ne constitue pas un argument. Si le magistère antérieur et une affirmation ultérieure paraissent matériellement contradictoires, il faut résoudre cette difficulté par l'analyse des textes, de leur objet et de leur autorité, et non simplement déclarer que toute comparaison est manipulatoire.
Enfin, l'image IA n'a évidemment aucune pertinence théologique. Un argument faux ne devient pas vrai parce qu'il est accompagné d'une belle image, mais un argument vrai ne devient pas faux parce qu'une image l'accompagne. Répondez donc au contenu doctrinal plutôt qu'à la présentation.
Il est emps d'arrêter de jouer.

cristiada.cristeros
00:08

Archbishop Christophe El-Kassis: Speech that intentionally provokes hatred cannot claim the protection of liberty.

La secte conciliaire est la courroie de distribution du mondialisme antichrist.